Fria en Guinée

Ne khe nu na Fria
 
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 Avenir de l'usine d'alumine de Fria

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MessageSujet: Avenir de l'usine d'alumine de Fria   Mer 12 Aoû - 17:16

Toutes informations sur l'avenir de l'usine seront les bienvenues.

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MessageSujet: Re: Avenir de l'usine d'alumine de Fria   Mer 12 Aoû - 17:18

Jeune Afrique du 9 au 22 août:

Rusal a annoncé le démarrage du projet minier de Dian-Dian en Guinée, le plus important gisement de bauxite au monde. Le groupe russe va investir 220 millions de dollars durant la première étape de ce projet.

Alors que Friguia, la raffinerie d’aluminium qu’elle possède à Fria, à une centaine de kilomètres de Conaky, reste fermée depuis plus de deux ans et que la situation économique et démographique de la ville se dégrade, le géant russe de l’aluminium, Rusal, vient d’annoncer le lancement du « projet d’intérêt national » de Dian-Dian, le plus grand gisement mondial de bauxite avec des réserves prouvées de 564 millions de tonnes.

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MessageSujet: Re: Avenir de l'usine d'alumine de Fria   Mer 12 Aoû - 17:23

LE MINISTRE DES MINES A DU PAIN SUR LA PLANCHE:

Contrats d'exploitation à réviser, litiges à trancher, usines qui tournent à moitié… Mahmoud Thiam, confirmé au poste de ministre des Mines, devra agir vite pour rassurer un secteur en péril.
Le gouvernement du nouveau Premier ministre, Jean-Marie Doré, devra assurer la relance de l’activité minière – vitale pour l’économie guinéenne – et rassurer les investisseurs, après le vent de panique que fait souffler la junte sur le secteur depuis son accession au pouvoir, fin 2008.

Selon la Banque mondiale, la bauxite (minerai de base pour produire de l’aluminium) et l’alumine représentent 63 % des exportations du pays et plus de 400 millions de dollars de recettes. Le sous-sol du « château d’eau de l’Afrique de l’Ouest » recèle un tiers des réserves planétaires de bauxite, ainsi que d’importants gisements de fer, d’or et de diamants. Mais au lieu de faire des mines la « vache à lait » du pays (selon les déclarations tonitruantes de Dadis Camara), la junte n’a réussi qu’à créer de l’inquiétude avec des révisions minières qui s’éternisent. Et à raviver l’intérêt d’acteurs moins regardants en matière de bonne gouvernance. Ainsi, le pays a signé fin octobre un contrat faramineux avec le China International Fund (CIF) pour un montant de 7 milliards de dollars. Une opération qui pose question. Le pouvoir avait trop besoin de trouver un soutien financier chinois après les massacres du 28 septembre, et l’on sait peu de chose sur cette affaire, mis à part un principe d’échange entre des contrats miniers et la construction d’infrastructures. L’opposition avait d’ailleurs dénoncé cet accord opaque. Une fois aux affaires, elle pourrait le remettre en question.

Mais le dossier le plus « chaud » est sûrement le litige avec le groupe RusAl, qui gère la Compagnie des bauxites de Kindia et la raffinerie de Fria (transformation du minerai en alumine), privatisée en 2006. Le gouvernement sortant jugeait trop bas le prix obtenu pour cette privatisation, accusait RusAl d’évasion fiscale et lui réclamait pas moins de 860 millions de dollars. Le remuant ministre des Mines reconduit dans ses fonctions, Mahmoud Thiam, a même tenté de faire capoter l’entrée de RusAl à la Bourse de Hong Kong, le 27 janvier dernier, exigeant qu’une partie des fonds récoltés serve à dédommager son pays. En vain : l’introduction s’est plutôt bien passée et aucun dollar supplémentaire n’a atterri dans les caisses guinéennes.

Groupes en conflit

Du coup, à Fria, les salariés sont inquiets : « Les Russes refusent d’investir dans la mine tant que dure ce conflit. Notre production a nettement baissé en raison des pannes liées aux pièces détachées manquantes », explique Noël Gnimassou, laborantin à RusAl et auteur d’un blog sur la ville minière. « À ce niveau de production, la Guinée engrange moins de dividendes et nous craignons pour notre avenir. » Pour débloquer cette situation, l’État acceptera-t-il un dédommagement moindre, en échange d’investissements importants ?

Un autre litige sérieux attend Mahmoud Thiam : celui du gisement de fer de Simandou, l’un des plus importants de la planète, dans les monts Nimba. Deux groupes miniers se partagent la zone, l’australien Rio Tinto et l’israélien BSGR. Le premier, initialement le seul exploitant du site, s’est vu dépouillé du lot nord (attribué fin 2008 au second) à la suite d’un conflit avec l’État. La société australienne continue de clamer ses droits sur ce lot, mais s’en est physiquement retirée, tandis que BSGR assure avoir bien avancé les études de faisabilité. Il faudra au nouveau gouvernement de l’entregent pour assurer une coordination industrielle minimale entre les deux groupes, notamment pour le transport du minerai entre cette zone isolée et la côte, à 1 000 km de là. Pour le moment, aucun des deux n’envisage de collaborer avec l’autre…

Autre dossier sensible, celui de la Compagnie des bauxites de Guinée (CBG) -, qui exploite le plus grand gisement au monde, à Sangarédi -, détenue à 51 % par le consortium Halco Mining (qui réunit Alcoa, Rio Tinto et Dadco) et à 49 % par l’État. À la fin de l’année 2009, la production stagnait à 11,2 millions de tonnes, contre 13,5 millions de tonnes habituellement. Un niveau faible qui, selon un cadre de l’entreprise, serait lié au fait que le consortium ne peut vendre qu’à ses actionnaires, alors que la demande, asiatique notamment, est assez forte. Une révision des contrats est en cours à l’échéance 2012 et pourrait élargir le périmètre des clients.

Enfin, le secteur du diamant méritera aussi un examen attentif. Selon un spécialiste guinéen, le marché est « très calme » et certaines mines peu organisées, notamment dans la région de Forécariah, frontalière de la Sierra Leone. Le ministre n’aura pas la tâche facile mais elle sera cruciale : en Guinée, quand les mines toussent, c’est toute l’économie qui s’enrhume.

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MessageSujet: Re: Avenir de l'usine d'alumine de Fria   Mer 12 Aoû - 17:26

La Guinée a renouvelé pour 25 ans un accord avec le gouvernement iranien devant permettre de commencer la production de bauxite – le minerai à partir duquel l’aluminium est produit – dans un projet minier commun dans le centre du pays, selon des sources officielles et des documents consultés le 09 août par Reuters, rapporte l’agence de presse.

La convention porte sur la Société des bauxites de Dabola-Tougué (SBDT) qui développe un projet minier couvrant 5 684 kilomètres carrés et sur lequel une nouvelle étude de faisabilité a été récemment conduite, poursuit Reuters. L’Iran détient 51 % de SBDT, le reliquat revenant à la Guinée. La convention initiale, a été signée en 1992.

La concession accordée à SBDT comprend 13 plateaux de bauxite près de Dabola et 12 plateaux à Tougué, deux villes du centre de la Guinée. Au total, ces gisements représentent des réserves estimées à 600 millions de tonnes de bauxite, note Reuters. Une étude réalisée en 2010 a estimé que le projet pourrait rapporter 500 millions de dollars sur trois ans, poursuit la même source.

Selon Reuters, le renouvellement de la convention a été acté fin juillet par le ministre guinéen des Mines Kerfalla Yansané et le ministre iranien de l’Industrie, des Mines et du Commerce Mohammad Reza Nematzadeh.

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MessageSujet: Re: Avenir de l'usine d'alumine de Fria   Mer 12 Aoû - 17:38

GUINEE-NEWS

RusAl fermée depuis 3 ans : Fria entre cauchemar et espoir – Réactions

Celui ou celle qui visite pour la première fois Fria, a l’impression d’être dans une ville sans problèmes. Une préfecture paisible qui ne traverse aucune crise, car elle ressemble quasiment à toutes les autres villes de la Guinée. Population moins dense, ville obscure par endroit et manque criard d’eau potable.

Mais ce qui la distingue des autres, c’est que les populations de cette cité industrielle autrefois appelée « Petit Paris », habituées à l’électricité, à l’eau en permanence, et à des soins de santé de qualité, vivaient bien. Des avantages que le Guinéen de Conakry, la capitale et des autres préfectures ne connaissent pas.

Mais voilà que l’usine Russal Friguia qui régulait la vie des Friakas en les mettant dans une relative prospérité est fermée depuis le 4 avril 2012. Plongeant ainsi la cité de l’alumine dans une crise sans précédent. Ses populations vivent dans la misère au point que les Guinéens qui les enviaient autrefois, se sentent obligés de leur apporter secours.

Totalement illuminée autrefois, le courant ne ravitaille aujourd’hui que quelques quartiers comme Katouroun1, Katouroun Mosquée, Aviation ou encore les trois immeubles où logent les fonctionnaires de Russal et le marché. Les autres secteurs végètent dans le noir. Une véritable inégalité, qui rappelle Tanga Nord et Tanga Sud dans ville cruelle de Mongo Béti.

Pour survivre, bien des travailleurs se sont reconvertis dans l’informel. Condé Fodé Moussa agent de Russal Friguia a choisi lui, le transport pour nourrir sa petite famille. « Avant la fermeture de l’usine, j’avais une voiture que j’utilise actuellement comme transport interurbain pour gagner ma dépense. Je roule entre Tanénè, Kamsar, Boké, Kagbélen, Koba, Boffa ou Conakry. En plus de cela, ma femme m’assiste. Elle se débrouille avec de la glace qu’elle vend dans les marchés hebdomadaires ou aux vendeuses de poisson », nous confie-t-il. M. Condé déplore par ailleurs que des jeunes filles se prostituent à cause de la misère.

Amadou Sacko également travailleur de Russal Friguia a opté pour l’agriculture. « Je cultive actuellement avec certains de mes amis des légumes au bord du fleuve Konkouré. C’est ce qui nous aide à survivre. Parce que je vous avoue que nous souffrons à Fria. Nous traversons une situation vraiment pénible. Imaginez un fonctionnaire qui se retrouve de façon subite dans l’agriculture. Franchement, ce n’est pas facile ».

La fermeture de l’usine de Friguia ne touche pas que les travailleurs de Russal, les commerçants aussi en sont sérieusement affectés, parce que leurs clients, les travailleurs, sont plus que rares. Ils somnolent à longueur de journée ou discutent de tout et de rien. Mamadou Lamine Sow, derrière sa table en plein marché du Plateau, raconte. « Ce sont les ouvriers de l’usine qui étaient nos principaux clients. Depuis qu’ils ont arrêtés de les payer, nous souffrons. Moi par exemple, j’avais deux boutiques pleines, aujourd’hui je suis obligé d’aller m’endetter à Conakry. Avant, je vendais des appareils électroniques et des bijoux. Comme vous voyez, maintenant je me débrouille dans la quincaillerie », a-t-il déclaré.

Poursuivant M. Sow affirme que ses enfants n’ont pu continuer leurs études que grâce à l’aide de certains parents. « Aujourd’hui, je n’arrive même pas à m’en sortir dans la dépense. Si tu as l’habitude de donner 35 000 GNF par jour et que tu peines maintenant à avoir 10 000 GNF, ça veut dire que ça ne va pas. Dans ces conditions, tu ne peux pas songer à la formation des enfants quand la nourriture même n’est pas assuré. On croyait que la crise n’allait pas durer aussi longtemps, mais voilà…»

Non loin de lui on aperçoit des réfrigérateurs rangés dans des boutiques, mais pas destinés à la vente. Ils appartiendraient à des femmes vendeuses de glace qui se sont associées pour louer ces boutiques afin de profiter de l’électricité. Même scenario au rez-de-chaussée des trois immeubles du Plateau qui sont alimentés par le courant électrique.

Les restaurants ne sont pas épargnés. Mme M’mah, restauratrice, habite au secteur hôtellerie communément appelé cité Hollywood. Elle y a transformé sa terrasse en restaurant. « Au temps où l’usine fonctionnait, le coin était tellement bondé de monde qu’on a fini par l’appeler « Ambassade de France ». On y faisait la queue pour être servi. Maintenant, le coin est pratiquement vide », explique un client de M’mah.

Une ancienne syndicaliste au sein de la société RusAl, sous couvert de l’anonymat constate qu’à cause de la crise, les gens sont devenus haineux. « Ceux qui habitent dans les immeubles ne sont pas appréciés par certains habitants des autres quartiers. Moi, j’explique cela par le fait que la partie est éclairée. Et il y en a parmi eux qui refusent de garder les congélateurs des femmes. Je trouve que le Friaka s’est métamorphosé, il est frustré. Et cela est dû à la galère ».

Selon la syndicaliste, plusieurs chefs de famille se cachent de leurs épouses, parce qu’ils n’arrivent plus à faire face aux dépenses quotidiennes. « Les divorces sont fréquents », ajoute-elle.

En attendant que la situation change, les populations de Fria en détresse, vivent entre cauchemar et espoir. C’est ce constat amer que Guinéenews© a fait sur place.

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MessageSujet: Re: Avenir de l'usine d'alumine de Fria   Ven 14 Aoû - 16:07

Une petite lueur d'espoir, la dernière phrase d'un mail reçu au début de la semaine :

Une bonne nouvelle : le courant de Kaléta sera officiellement lancé en vile le 15 Aout. Vive la SAINTE VIERGE MARIE !
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MessageSujet: Re: Avenir de l'usine d'alumine de Fria   Mar 18 Aoû - 14:45

Françoise a écrit:
Une petite lueur d'espoir, la dernière phrase d'un mail reçu au début de a semaine :

Une bonne nouvelle : le courant de Kaléta sera officiellement lancé en vile le 15 Aout. Vive la SAINTE VIERGE MARIE !

Il a été mis en service début juin.
240 MW, c'est bien.
Il y aura quand même un problème, les friakas devront probablement accepter la pause de compteurs électrique et mettre la main à la poche. Il va y avaoir des grincements de dents!

http://www.jeuneafrique.com/234394/economie/guinee-la-turbine-de-kaleta-met-le-turbo/

https://www.google.fr/search?q=kaleta+guinee&biw=1920&bih=946&tbm=isch&tbo=u&source=univ&sa=X&ved=0CCAQsARqFQoTCJXvr8HusscCFUS_FAodna8Mtg&dpr=1

Le barrage est situé sur le fleuve Konkouré, qui accueille déjà le barrage de Garifiri lancé en 1999. Il s’agit de barrages « en cascade » et deux autres barrages, dont celui de Souapiti, devront être achevés avant que Kaleta puisse fonctionner à plein régime douze mois par an.

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Dernière édition par raymond le Mar 18 Aoû - 15:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Avenir de l'usine d'alumine de Fria   Mar 18 Aoû - 14:57

Mise en service début juin, mais alimentation de Fria le 15 août.
De source hyper fiable car venant de Fria en direct...par les concernés.
Quant à mettre la main au porte-monnaie ! Ceux-ci étant plus que vides, on peut juste espérer que ce courant pourra relancer un peu l'économie et faire boule de neige.

Et puis on peut compter aussi sur le système "débrouille" pour avoir quand même du courant...sans compteur.
C'est le B.A BA, tout le monde sait faire cela
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MessageSujet: Re: Avenir de l'usine d'alumine de Fria   Mar 18 Aoû - 15:23

Histoire étonnante à lire sur Guinéenews et qui concerne justement l'arrivée de l'électricité à Labé.
Le reportage est pour l'instant en deux parties (y aura-t-il une 3ème?).
La première raconte comment un Français a démarré une centrale électrique en 1944 à Labé. Plus tard, il a même créé à partir d'une chute naturelle de 150m une mini-centrale hydraulique.
A l'indépendance, cet homme astucieux à revendu ses installations à l'état ( il s'appelait Krieger).
Dans la deuxième partie du reportage, il parle du prix de l'électricité de nos jours et du taux de recouvrement des factures.
Le prix actuel, 27000FG (je suppose qu'ils parlent du Kw/h, ce n'est pas précisé) fera de l'énergie électrique une denrée inabordable pour les pauvres et même la classe moyenne. C'est aussi cher qu'un sac de riz.
A Labé comme à Fria, leurs transformateurs sont sous-dimensionnés, ce qui entraine de longs arrêts intempestifs.

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MessageSujet: Re: Avenir de l'usine d'alumine de Fria   Mar 18 Aoû - 15:39

BARRAGE DE SOUAPITI

LE MINISTRE:Convaincu pour sa part de la pérennité de toute énergie produite à partir des sources hydrauliques, Dr. Kassory affirme que le barrage Kaléta permettra d’assurer de façon pérenne la desserte du pays en électricité. Contrairement à ceux qui estiment qu’il s’agit d’un courant tape-à-l’œil à visée purement électoraliste.    

‘’Ceux qui prétendent que c’est un coup passager, juste lié aux élections, se trompent. L’hydraulique est une ressource pérenne, nous ne parlons pas de la source thermique. Donc, il y a aujourd’hui de l’électricité en Guinée, il y en aura demain’’, a-t-il lancé avant d’annoncer que le gouvernement est sur le point de boucler le financement du projet de construction de Souapiti.

‘’Je suis mieux placé pour le témoigner, le président Alpha Condé ne s’arrêtera pas au barrage Kaléta. Il a entrepris la construction du programme Souapiti et nous sommes sur le point de boucler son financement’’, a confié le ministre Fofana.

PS: avec Kaléta, la production électrique en guinée est passée de 100 à 500 mégawatt/h (ce qui représente la production d'une centrale électrique à cycle combiné en France).
Quand j'ai quitté la Guinée en déc 99, il y avait 55 MWh installés à Fria et 2 à la station de pompage.

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MessageSujet: Re: Avenir de l'usine d'alumine de Fria   Sam 30 Avr - 7:22

Mail reçu de Marie. P

Guinée : l’usine d’alumine de Fria va bientôt redémarrer

Conakry, 28 avril 2016 – Le Gouvernement et la société Rusal ont trouvé un accord sur un plan de relance de l’usine de Friguia, après de fructueuses négociations en marge de la Commission mixte guinéo-russe tenue du 20 au 22 avril 2016 à Moscou.

Le Président de la République, le Professeur Alpha Condé, a reçu, ce jeudi 28 avril 2016, la délégation guinéenne à la commission mixte. En plus des résultats atteints dans d’autres secteurs, le Chef de l’Etat s’est particulièrement réjoui, conformément à ses orientations, que Rusal se soit fermement engagé pour la reprise de Friguia. L’acceptation par l’équipe de négociation de différer la réalisation de l’usine d’alumine de Dian-Dian a été comprise par le Président de la République comme raisonnable, au regard des conditions actuelles du marché de l’alumine, pour redonner vie à une ville de 100 000 habitants.

La reprise de l’usine se Friguia se fera de manière progressive, en deux phases. La première phase a pour objectif d’atteindre une capacité entre 550 000 et 600 000 tonnes. La mise en route de l’usine est prévue au plus tard le 1er avril 2018, après un audit détaillé de l’état des installations, et la réalisation effective des travaux de réhabilitation à partir de début 2017. Une fois mise en route, la production de l’usine ira progressivement vers la capacité nominale de cette première phase.

Il est aussi prévu de réaliser une 2e phase d’extension dont la production commencera en 2024 pour porter la capacité totale de l’usine à 1 050 millions de tonnes en 2026. Les études de faisabilité de l’extension seront engagées en 2019.

Le Chef de l’Etat a exhorté le gouvernement à prendre les dispositions urgentes pour la réalisation des mesures administratives préalables au lancement de la réhabilitation.

Notes :

A l’issue de longues négociations au cours desquelles il a été expliqué aux représentants de RUSAL la nécessité d’avoir des calendriers crédibles, contraignants et précis, dans les différents accords et, en particulier, l’accord de réhabilitation et d’extension ultérieure de l’usine de FRIGUIA, les accords suivants ont été signés :

1 – Annexe N°12 à la Convention de Concession Minière pour la production de bauxite et d’alumine de Dian-Dian du 21 Juillet 2001 entre la République de Guinée et la Société « Rousski Alumini Management ». Cette Annexe autorise RUSAL de différer l’engagement de RUSAL de réaliser l’usine d’alumine à Dian-Dian en raison des contraintes du marché de l’alumine mais aussi et surtout en contrepartie de l’engagement sans équivoque du lancement immédiat du processus de relance immédiate de l’usine de FRIGUIA.

2 – Accord sur la Réhabilitation et l’extension ultérieure de la capacité de production de l’usine d’alumine FRIGUIA.

Ce qui est nouveau et fondamental, c’est que chacun des deux accords est assorti d’un chronogramme. Les deux chronogrammes ont également été signés.

Le Bureau de Presse de la Présidence

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